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Cas d'usage

Vérifier une contrepartie avant de s'engager

Remonter aux bénéficiaires effectifs, repérer les liens non déclarés, et pouvoir montrer deux ans plus tard ce que l'on savait au moment de décider.

Le problème

Avant de signer avec un fournisseur, d’entrer au capital d’une société ou d’accepter un nouveau client, il faut savoir à qui l’on a affaire. Le travail est bien balisé : identifier la structure, remonter aux bénéficiaires effectifs, vérifier les mandats, chercher les liens qui n’ont pas été déclarés.

La difficulté n’est pas de trouver les documents, elle est de les tenir ensemble. Un extrait d’immatriculation, trois annonces légales, deux organigrammes reçus par courriel et une recherche de presse produisent vite un dossier que personne ne relit.

Et ce dossier doit tenir dans le temps. Une décision contestée deux ans plus tard suppose de pouvoir montrer ce que l’on savait au moment de décider, et sur quelle base.

Ce que la carte apporte

Remonter une chaîne de contrôle. Une société détenue par une autre, elle-même détenue par une holding étrangère, se comprend d’un regard quand les liens suivent le sens de la détention. Le bénéficiaire effectif se lit au bout de la chaîne.

Repérer les recoupements. Deux contreparties qui partagent une adresse, un dirigeant ou un numéro de téléphone, cela ne se voit pas dans deux dossiers séparés. Cela saute aux yeux sur une carte commune.

Documenter la décision. Chaque entité porte sa source et sa date de consultation. Le dossier exporté à la clôture montre l’état des connaissances au moment de l’engagement, ce qui est précisément ce qu’un contrôle demande.

Reprendre à la revue suivante. Une contrepartie se revérifie périodiquement. Rouvrir la carte de l’an dernier et n’ajouter que ce qui a changé coûte bien moins cher que de repartir de zéro.

Une séance type

Vous partez de la raison sociale et du numéro d’immatriculation du prospect. Vous posez la société, vous notez le secteur, le pays et la date de l’extrait consulté.

Vous ajoutez les dirigeants inscrits, un lien « dirigeant » par personne, avec la date de nomination. L’un d’eux apparaît dans une autre société de votre portefeuille : vous tracez le lien, et vous venez de découvrir une proximité qui n’était pas déclarée.

Vous remontez la détention. La société mère est étrangère, vous la posez, vous notez son pays et son identifiant local. Le lien porte le pourcentage détenu quand vous l’avez.

Vous posez le siège comme entité à part entière. Une recherche sur l’adresse renvoie quatre autres structures. Vous les posez sans conclure, en nommant les liens « situé à », parce qu’une adresse partagée peut être une domiciliation banale comme un signal.

À la clôture, vous exportez le fichier daté dans le dossier du tiers, et l’image dans la note de synthèse.

Ce que ça ne fait pas

L’outil n’interroge aucun registre à votre place et ne se connecte à aucune base de sanctions. Il ne remplace ni votre procédure interne, ni les vérifications réglementaires qui vous incombent. C’est un support de raisonnement et de traçabilité, pas un service de contrôle.

Il ne juge pas non plus. Une adresse partagée, un dirigeant commun ou une société récente ne sont que des faits. La qualification reste votre travail, et c’est la raison pour laquelle le nom du lien compte autant que le lien.

Le point sensible

Une vérification de contrepartie traite des données personnelles de dirigeants et d’associés. Trois précautions couvrent l’essentiel : écrire la base légale du traitement avant de commencer, ne collecter que ce qui sert à la décision, et fixer une durée de conservation.

Le fait que le dossier reste sur le poste de l’analyste, sans transiter par un serveur tiers, simplifie l’analyse d’impact. Le guide sur les données personnelles détaille les points à formaliser.

Passez de la lecture à la carte.

Ositra réunit vos entités et leurs liens sur une même surface, sur votre ordinateur.

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