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Cas d'usage

Journalisme d'investigation

Une enquête de presse dure des mois et s'interrompt souvent. Le coût réel n'est pas la collecte, c'est la reprise. Voici ce qu'une carte change entre deux séances de travail.

Le problème

Une enquête de presse dure rarement une semaine. Elle s’étale sur des mois, s’interrompt quand l’actualité passe devant, et reprend trois semaines plus tard. Entre temps, le dossier a grossi : des sociétés, des dirigeants, des documents obtenus, des pistes abandonnées.

Le coût réel n’est pas la collecte, c’est la reprise. Rouvrir un dossier et se demander pourquoi tel nom est là, ou si telle piste a déjà été écartée, mange des heures qui ne produisent rien.

S’ajoute le fait que vous n’êtes pas seul dans la chaîne. Un chef de service veut savoir où en est le sujet. Un service juridique veut savoir ce qui est établi et ce qui ne l’est pas. Un lecteur, à la fin, doit comprendre en un coup d’œil un montage à sept sociétés.

Ce que la carte apporte

Reprendre en cinq minutes. Chaque entité porte sa source et sa date. Un lien nommé rappelle ce que vous aviez conclu et sur quoi. La carte est votre mémoire du dossier, pas seulement son inventaire.

Voir le montage. Une cascade de holdings ne se comprend pas dans un tableau. Rapprocher ce qui est relié fait apparaître les grappes, et suivre le sens des liens montre qui contrôle qui.

Séparer l’établi de l’hypothétique. En nommant chaque lien avec le mot juste, vous produisez un document qui distingue de lui-même ce que vous pouvez publier de ce que vous devez encore vérifier. C’est exactement ce qu’une relecture juridique demande.

Sortir un schéma. L’export en image donne une infographie de départ pour la mise en page, à partir du travail réel plutôt que d’une reconstruction faite après coup.

Une séance type

Vous partez du nom d’une société citée dans un signalement. Vous la posez, vous ouvrez le registre du commerce, vous ajoutez son dirigeant et son siège, en notant la date de consultation.

L’adresse du siège vous rappelle quelque chose. Vous la retrouvez sur une autre société posée trois semaines plus tôt, et vous tracez le lien. Ces deux structures partagent une adresse, ce n’est pas une preuve, mais c’est une question.

Vous cherchez le nom de domaine de la première, vous notez sa date de création et son hébergeur. Le domaine mène à un site archivé qui affichait, deux ans plus tôt, un dirigeant différent. Vous ajoutez la personne, vous nommez le lien « dirigeant jusqu’en 2024 », vous joignez la référence de l’archive.

En fin de séance, vous exportez. Le fichier daté part dans le dossier du sujet, l’image dans le canal de la rédaction avec trois lignes de commentaire.

Ce que ça ne fait pas

La carte ne remplace ni les sources humaines, ni les documents obtenus autrement, ni le travail d’écriture. Elle ne vérifie rien à votre place et ne détecte aucun lien toute seule : ce que vous n’avez pas tracé n’existe pas.

Elle ne protège pas non plus vos sources. Elle limite la surface d’exposition parce que le dossier reste sur votre machine, sans compte ni serveur, mais la sécurité de votre poste reste la vôtre.

Le point sensible

Un dossier de presse contient des noms de personnes qui ne sont pas encore mises en cause, et parfois des éléments qui identifient une source. Deux règles simples réduisent le risque : ne faites entrer dans la carte que ce qui sert le sujet, et gardez le dossier là où vous le contrôlez.

C’est la raison pour laquelle Ositra travaille sur votre ordinateur, sans compte à créer. Le guide sur les données personnelles précise ce que le cadre journalistique change, et ce qu’il ne change pas.

Passez de la lecture à la carte.

Ositra réunit vos entités et leurs liens sur une même surface, sur votre ordinateur.

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